

Le 22 décembre, à l’appel de 10 associations de la coordination Transports en Midi-Pyrénées, s’est tenue un rassemblement d’une quarantaine de personnes devant le Conseil régional Midi-Pyrénées à Toulouse.
A l’ordre du jour du Conseil était prévu les délibérations et le vote du budget 2012.
Ces associations, affiliées à la Charte d’Hendaye, militent contre les « Grands Projets Inutiles d’infrastructures » soutenus par le Conseil Régional que sont : le projet autoroutier Castres/Toulouse, la LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse. Bordeaux/Toulouse, et le projet de Traversée Centrale des Pyrénées(TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées).
Cette manifestation a débouché sur une rencontre avec Monsieur Marziani, Président de la Commission des Transports, et a soulevé la nécessité d’un dialogue démocratique plus approfondi sur les orientations de la politique des Transports en Midi-Pyrénées : aménagement équilibré du territoire, respect du patrimoine environnemental, répondre aux besoins prioritaires de déplacements quotidiens des populations, maintien et aménagement du réseau existant, maintien du service public national des transports, développement du fret ferroviaire, moratoire sur les nouvelles lignes LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse....
Cette nouvelle rencontre devrait avoir lieu début d’année 2012, avec l’ensemble des associations présentes. Nous attendons impatiemment les futures décisions prises par Madame N. Kosciusko Morizet, Ministre des Transports, à partir des conclusions des Assises ferroviaires qui viennent de se tenir à Paris.
Ces Assises ont préconisé, comme nous ne cessons de le proclamer, la priorité des investissements au maintien du réseau existant et un moratoire sur les nouvelles lignes LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse.. Dans ce contexte général de réduction des dépenses publiques, que vont devenir le projet LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse. Bordeaux/TOULOUSE et le projet de TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées ?
L’importance de la part des transports dans le budget régional, donne à cet échelon de l’exécutif un pouvoir de décision et une responsabilité prépondérante. Le dialogue dans la transparence, avec nos élus régionaux sur tous les projets transports, est une exigence citoyenne que nous entendons assurer !
Vous trouverez ci dessous le lien pour regarder la vidéo
http://www.youtube.com/watch ?v=ld8Rl5dYcZA&feature=youtu.be
Pas question d’être oubliés par la LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse., disent les Béarnais. Retour sur le débat.
L’impossible dialogue entre RFFRFFRéseau Ferré de France est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français créé en 1997, par une scission limitée à partir de la SNCF. Il est chargé de l’entretien, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur des voies ferrées françaises. et la Coordination anti-LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse.
Des preuves en faveur de l’aménagement
Pau-Canfranc : Aquitaine et Aragon au diapason
ActivalACTIVALAssociation contre le Tunnel Inutile dans les Vallées d’Ailleurs et du Lavedan souhaite vous faire part de ses observations et commentaires suite aux décisions prises par le Collège des Commissaires Européens rendues publiques le 19 octobre et englobant la révision des Réseaux Trans-Européens des Transports - RTET -
http://www.pluzz.fr/jt-12-13-midi-p...
Septembre 2010, Lettre à M. Siim KALLAS, Vice-Président de la Commission européenne de Bruxelles Président de la Commission des Transports, par rapport à une consultation sur la future politique du réseau transeuropéen des transports (RTERTERéseaux Trans-Européens (de transports)-T).
Lettre adressée à M. KALLAS et aux membres de la commission de Bruxelles en vue de la réunion du collège de la commission des transports à Bruxelles le 18 octobre 2011.
La Traversée Centrale des Pyrénées est un projet d’infrastructure ferroviaire transpyrénéenne. Ce nouvel axe transfrontalier serait dédié exclusivement au fret de marchandises, containers ou ferroutage. Il fait parti du projet européen n°16 du RTET Axe Sinès/Algésiras-Madrid-Paris.
Le tracé le plus souvent évoqué relie Saragosse, Huesca à Lourdes et va nécessiter le percement de 80 km de tunnels. L’ouvrage le plus important traverserait le massif du Vignemale de Biescas à Pierrefite sur 42 km, et se poursuivrait par une voie aérienne traversant la vallée du Lavedan jusqu’à Lourdes.
Ce projet pharaonique, financé essentiellement par des fonds européens et nationaux et privés, sous forme de Partenariat Public Privé comme le tunnel du Perthus, a été estimé initialement à 10 milliards d’euros. On en est aujourd’hui à 16 milliards et au final en 2025, qu’en sera-t-il ?
D’informer et de sensibiliser les populations du massif Pyrénéen sur la nature véritable du projet et de ses enjeux.
De tenter de préserver les équilibres économiques et environnementaux locaux menacés par ce projet.
De faire accepter comme préalable à toute discussion sur un éventuel tracé que soit réellement prouvée la validité économique, environnementale et sociale d’une nouvelle traversée des Pyrénées
ActivalACTIVALAssociation contre le Tunnel Inutile dans les Vallées d’Ailleurs et du Lavedan demande :
que soit respectée la Convention Internationale d’Aarhus qui définit les modes de participation du public à la prise de décision de projets ayant une incidence sur l’environnement, et en particulier tant que « toutes les options sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence ».
qu’en préalable à toute étude sur un tracé central, ait lieu un vrai débat de fond sur l’ensemble du massif et l’ensemble des modes de transports, sur les nouvelles données économiques et énergétiques, avec une garantie des méthodes d’évaluation par des experts indépendants.
Atteinte à l’environnement et leurre écologique
Des bases logistiques au centre des Pyrénées (Toulouse et Saragosse) vont produire l’effet de « pompes à camions » pour un nouveau trafic routier vers des régions pour l’instant préservées. Le lobbying Euro21 en faveur du doublement de la RN21( Limoges Tarbes) le revendique clairement. Le gain environnemental n’est pas l’évidence et n’est qu’un leurre pour faire accepter ce projet.
Pour assurer des réseaux de transports multimodaux, les bases logistiques de transferts doivent desservir en priorité le maritime, le fluvial ou s’intégrer au réseau ferré existant.
Le ferroutage est censé protéger l’environnement en réduisant l’impact environnemental des transports terrestres. La Traversée Centrale des Pyrénées risque au contraire de détruire des zones préservées en bordure des Parcs Nationaux des Pyrénées (F) et d’Ordesa (E). Les conséquences seraient irréversibles pour l’environnement naturel et humain de cet espace pyrénéen fragile.
Aménagement du territoire et leurre économique
L’économie touristique -de par les nuisances diverses occasionnées par le projet (bruit, impact paysager, etc)- et l’économie thermale -risque pour les sources thermales souterraines- pourraient en être affectées. Les emplois et le gain économique temporaire durant les travaux seraient négligeables face au pertes durables.
Les actions intenses de lobbying exercées par les régions Aragon et Midi-Pyrénées sont au service exclusif des agglomérations de Saragosse et Toulouse au détriment des régions traversées qui poursuivront leur désertification : c’est l’effet « tunnel », déjà vérifié avec les lignes LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse., qui développent les villes desservies au détriment des zones rurales.
Pour soulager les Pyrénées de la saturation des camions, d’autres solutions que cet axe central sont possibles :
Ne plus débarquer des marchandises venant d’autres continents afin d’éviter le simple transit de marchandises entre la péninsule Ibérique et les destinations du Royaume Uni, du Nord ou du centre de l’Europe.
Favoriser le transport maritime par les autoroutes de la mer, moderniser les ports et dessertes ferroviaires ou fluviales, la route étant réservée à la desserte finale non accessible par d’autres modes.
Optimiser les infrastructures ferroviaires existantes, sous exploitées ou abandonnées, développer le fret de proximité. L’utilisation de ces lignes favorise le développement des territoires par un maillage plus serré du tissu économique local.
Pour la préservation du développement local et de notre planète, engager une réflexion sur le thème de la relocalisation des activités économiques (urgence des coûts énergétiques et environnementaux oblige) avant de privilégier une option d’infrastructure déjà dépassée et au coût exorbitant.
La Traversée Centrale des Pyrénées serait désastreuse et stérile pour la vallée du Lavedan. Toutes les vallées situées au centre de la chaîne des Pyrénées sont exposées à la même menace Pour cela nous disons NON à la Traversée Centrale des Pyrénées Ni ici ni Ailleurs
Rappel de la chronologie du projet de Traversée Centrale des Pyrénées :
1994, la Commission Européenne décide de bâtir un Réseau Transeuropéen des Transports (RTERTERéseaux Trans-Européens (de transports)-T)
2003, le conseil des Ministres européens accepte la proposition de « Révision du schéma transeuropéen des Transports » dans lequel figure le projet n°16 d’axe ferroviaire de fret à grande capacité Sines/Algesiras- Madrid-Paris. Ce projet est classé parmi les projets prioritaires et déclaré d’intérêt européen.
21 novembre 2007, la Commission Européenne accorde 5 millions d’euros pour une étude préalable sur le tronçon transpyrénéen.
10 janvier 2008, le sommet Franco-Espagnol de Saragosse décide d’inscrire à l’ordre du jour les liaisons ferroviaires entre les deux pays, en évoquant une Traversée Centrale des Pyrénées.
Juin 2008, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, et le premier Ministre français, François Fillon, décident d’un programme d’études préliminaires de tracé. Pour assurer le développement de ce programme de travail, les deux états décident de la constitution d’un Groupement Européen d’Intérêt économique (GEIEGEIEUn Groupement Européen d’Intérêt Economique est une entité juridique fondée sur le droit européen. C’est l’adaptation au cadre international européen du concept français de Groupement d’intérêt économique (GIE). Il a été institué par le Règlement CEE n° 2137/85 du Conseil du 25 juillet 1985. Son objectif est de faciliter la coopération transnationale entre entreprises.) incluant les régions françaises et espagnoles concernées.
20 octobre 2009 création du GEIEGEIEUn Groupement Européen d’Intérêt Economique est une entité juridique fondée sur le droit européen. C’est l’adaptation au cadre international européen du concept français de Groupement d’intérêt économique (GIE). Il a été institué par le Règlement CEE n° 2137/85 du Conseil du 25 juillet 1985. Son objectif est de faciliter la coopération transnationale entre entreprises.- Le GEIEGEIEUn Groupement Européen d’Intérêt Economique est une entité juridique fondée sur le droit européen. C’est l’adaptation au cadre international européen du concept français de Groupement d’intérêt économique (GIE). Il a été institué par le Règlement CEE n° 2137/85 du Conseil du 25 juillet 1985. Son objectif est de faciliter la coopération transnationale entre entreprises. ( Groupement Européen d’Intérêt Economique) a pour mission essentielle de marquer le véritable démarrage officiel du projet. Le GEIEGEIEUn Groupement Européen d’Intérêt Economique est une entité juridique fondée sur le droit européen. C’est l’adaptation au cadre international européen du concept français de Groupement d’intérêt économique (GIE). Il a été institué par le Règlement CEE n° 2137/85 du Conseil du 25 juillet 1985. Son objectif est de faciliter la coopération transnationale entre entreprises. sera présidé par RFFRFFRéseau Ferré de France est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français créé en 1997, par une scission limitée à partir de la SNCF. Il est chargé de l’entretien, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur des voies ferrées françaises. (Réseau Ferré de France) , le directeur viendra de l’ADIFADIFHomologue Espagnol de RFF (Réseau Ferré de France) qui est en charge du réseau ferroviaire. ( équivalent en Espagne) et le directeur adjoint de RFFRFFRéseau Ferré de France est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français créé en 1997, par une scission limitée à partir de la SNCF. Il est chargé de l’entretien, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur des voies ferrées françaises.. Il s’agit avant tout que la France définisse rapidement les corridors retenus pour que des études plus approfondies puissent être menées sur chacune des hypothèses en vue d’un débat public prévu en 2013. Coté espagnol, le corridor choisi passera par Saragosse et Huesca - nul doute que le tunnel sous le Vignemale fera parti de ces tracés.

ActivalACTIVALAssociation contre le Tunnel Inutile dans les Vallées d’Ailleurs et du Lavedan a fait parvenir aux 8 candidats tête de liste régionale et aux 8 candidats tête de liste départementale le courrier suivant :
Nous publions ici les réponses reçues au fur et à mesure de leur arrivée, en respectant scrupuleusement leur contenu et leur forme.
| 19 février 2010 : réponse d’Europe Ecologie | 20 février 2010 : réponse du Front National |
| 23 février 2010 : Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - réponse de Sylvie BACQUÉ (Tête de Liste Départementale) - réponse de Myriam MARTIN (Tête de Liste Régionale) | 25 février 2010 : positionnement du MoDem |
| 26 février 2010 : réponse de Lutte Ouvrière | 26 février 2010 : réponse du FRONT DE GAUCHE |
| Nous attendons la réponse des candidats de l’UMP | 12 mars 2010 : réponse du PS |
Monsieur le Président,
Nous avons bien reçu votre interpellation concernant la position d’Europe Ecologie sur la question d’une éventuelle Traversée Centrale des Pyrénées (TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées), ou Nouvelle Traversée des Pyrénées (NTPNTPNouvelle Traversée de Pyrénées). Les Verts, et maintenant Europe Ecologie, s’intéressent depuis plusieurs années à ce dossier, aux colloques organisés sur ce projet, aux épais rapports d’étude du projet Interreg Pirène.
Nous avons déjà produit plusieurs contributions, notamment dans le cadre de l’élaboration du SRADDT (schéma régional de développement durable du territoire), et précédemment du SRIT (schéma régional des infrastructures et des transports). Dans notre (long) programme pour les élections régionales de mars 2010 (que vous pouvez consulter ici.) nous avons résumé l’action que nous prévoyons d’avoir dans le domaine par la proposition suivante : « Refuser tout projet de Traversée Centrale des Pyrénées n’intégrant pas au préalable la suppression des transports inutiles, la potentialisation de l’existant (couloirs ferrées, cabotage maritime) et son inscription dans une vraie logique de ferroutage (refus du transit ferré ponctuel de camions) ».
Dans le détail, nous considérons que :
le transport maritime entre la péninsule ibérique et le reste de l’Europe, qui représente déjà la moitié du transport total des marchandises concernées, dispose encore de marges de progression, notamment au travers du cabotage maritime,
les seules concentrations de marchandises, pouvant justifier du transport ferré, se situent autour de Barcelone et de Bilbao en Espagne, dans le couloir rhodanien en France, ou plus au nord, en région parisienne et au Bénélux : le centre des Pyrénées ne correspond donc à un aucun flux naturel massifié de marchandises,
si des flux devaient s’y concentrer, alors ils devraient trouver leur concentration « artificielle », côté français, bien au-delà du Piémont Pyrénéen, soit a minima dans la plaine de Garonne, ce qui suppose des tracés évitant des fortes pentes (Capvern ...), des zones urbaines au trafic ferroviaire trop chargé (Toulouse, Bordeaux), donc sans doute la reconstitution de la ligne ferroviaire Tarbes - Auch - Agen,
les principales marchandises identifiées, lors des études, comme susceptibles de transiter « naturellement » par une éventuelle TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées / NTPNTPNouvelle Traversée de Pyrénées, sont les grumes issues du Limousin, les productions (peu pérennes) de maïs du Gers ..., tous produits à faible valeur ajoutée qu’un transport ferré sous tunnel renchériraient de façon disproportionnée, mettant en doute toute éventuel équilibre financier du projet (cf. le tunnel sous la Manche qui, pourtant, transporte majoritairement de la matière grise ...),
les croissances de trafic sur lesquelles s’appuyaient les études d’une éventuelle TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées / NTPNTPNouvelle Traversée de Pyrénées ne sont aujourd’hui plus d’actualité : la plupart des flux de marchandises sont en baisse, et la réorganisation des flux producteur / consommateur, et le renchérissement des prix du pétrole (préalable à sa raréfaction progressive) amplifieront durablement ce phénomène,
la réouverture, souhaitée par les associations et les régions limitrophes, du tunnel Pau - Canfranc, permettrait, pour un coût limité, le transit de 3 millions de tonnes de marchandises par an, chiffre sans commune mesure avec une éventuelle TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées / NTPNTPNouvelle Traversée de Pyrénées, mais suffisant pour offrir une alternative à certains flux routiers transitant par les Pyrénées.
La proposition synthétique d’Europe Ecologie, exposée plus haut, constitue ainsi une ligne de conduite minimale concernant la participation d’Europe Ecologie à la gouvernance de la Région Midi-Pyrénées.
Rappelons que nous proposons par ailleurs la mise en place d’un service public régional de transport de marchandises, à dominante ferré, pour faire face à l’actuelle carence en la matière : nous proposons ainsi que la Région « se donne les moyens d’être opérateur public en termes de fret ferroviaire pour les entreprises reliées au rail (politique du »wagon isolé").
L’ensemble des fiches programme d’Europe Ecologie Midi-Pyrénées sont consultables ici.
Espérant avoir répondu à vos attentes en la matière, nous restons à votre disposition, bien cordialement,
L’équipe de Campagne d’Europe Ecologie Midi Pyrénées
(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)
Pour le NPA, la Traversée Centrale des Pyrénées illustre toutes les aberrations du capitalisme tant sur le plan économique qu’écologique. Le projet a été lancé en 1994 sans aucune concertation auprès des habitants , cette méthode est inacceptable pour nous . Les institutions et les élus ont pour devoir de consulter la population avant d’entreprendre de tels projets.
Nous ne sommes pas opposés au fret bien au contraire mais le grenelle de l’environnement et la crise ont démontré que le transport de marchandises à baissé de 15% en un an alors qu’on nous annonçait qu’il allait doubler tous les dix ans. Il est inacceptable d’engager autant d’argent dans des études pour ce projet alors que nous considérons qu’il y a des solutions alternatives, la réouverture d’anciennes lignes, les autoroutes maritimes , les courts circuits. le développement des productions locales sous forme de coopératives pour relancer l’emploi et éviter les pollutions environnementales.
Nous sommes fermement opposés à ce projet et nous apportons notre soutien dans toutes les manifestations que vous organisez. Fraternellement .
Sylvie Bacqué du NPA
Je vous transmets le discours que j’ai tenu au meeting du 18/02/2010 :

Madame, monsieur,
Notre liste est opposée au projet de T.C.P. Cette position n’est pas nouvelle ; en effet lors de leur mandat de conseillers régionaux de 1998 à 2004, les élus LCR-100% à gauche, Lucien Sanchez et Eliane Assanelli s’étaient prononcés contre ce projet.
Nous estimons qu’il s’agit là d’un projet pharaonique qui n’a pour fonction que de fluidifier le trafic camions entre le nord et le sud de l’Europe, Maroc compris, c’est-à-dire, au bout du compte, de favoriser l’augmentation de ce trafic. Et ceci au moment où tout le monde reconnaît les dégâts du transport routier, aussi bien pour l’effet de serre que pour son empreinte environnementale.
De ce point de vue l’argument du caractère non polluant du fret ferroviaire est une vraie escroquerie : le fret ferroviaire sur une courte distance ne réduit pas la pollution, dans la mesure ou il favorise l’augmentation du trafic camions.
Les sommes considérables qui seraient dépensées si malheureusement le projet voyait le jour, seraient bien plus utiles pour développer des alternatives : fret sur longue distance, développement des « autoroutes de la mer » entre autres.
A l’heure où la crise économique et climatique impose d’agir en faveur d’une relocalisation de la production, le projet de T.C.P. est emblématique de la fuite en avant du système capitaliste en crise.
Voilà donc résumées brièvement les raisons essentielles de notre opposition au projet de T.C.P.
En restant à votre disposition, recevez, madame, monsieur, l’expression de notre soutien à votre lutte.
Pour la liste « Tout changer rien lacher ! »
Présentée par le NPA et Les Objecteurs de Croissance
Myriam Martin
Brochure de campagne NPA Midi pyrénées
Je vous remercie de solliciter la position du Mouvement Démocrate sur le projet européen RTET n°16.
Notre position sur ce sujet est très claire. Notre commission interne « Aménagement du territoire », à laquelle a d’ailleurs participé un de vos membres Antoine Pauly, est opposée à la construction d’un nouveau tunnel sous les Pyrénées, notamment par la vallée d’Argelès Gazost. Au MoDem, nous estimons qu’il est préférable d’aménager les lignes existantes sur les axes ouest et est de la chaîne pyrénéenne. Ceci aura beaucoup moins de conséquences écologiques et le coût financier est bien plus réaliste par rapport à l’investissement que représente la création d’un nouveau tunnel (estimée entre 6 et 10 milliards d’euros). S’il faut vraiment envisager une liaison ferroviaire sous les Pyrénées, alors la moins mauvaise solution nous parait être la réouverture de la ligne Oloron-Canfranc.
Sincèrement à l’heure actuelle, il nous parait plus important pour notre région de faire un effort de réindustrialisation et de relocalisation de nos productions plutôt que de compter sur d’illusoires retombées locales d’une ligne ferroviaire traversant notre territoire !
Pour terminer, je veux vous dire que j’ai apprécié de participer à votre colloque de la fin du mois de septembre « Une TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées pour quoi faire ? » qui était édifiant sur bien des points techniques et politiques.
Veuillez agréer l’expression de mes cordiales salutations.
Pierre LAGONELLE, Président du MoDem 65
Nous avons bien reçu votre courrier nous demandant notre « position sur le projet de Traversée Centrale des Pyrénées, projet de fret ferroviaire de grande capacité et à grande vitesse faisant partie du projet européen n°16 du RTET ».
Notre courant est minoritaire et si nous avons des élus au Conseil régional, ils ne seront qu’une opposition tout aussi minoritaire, qui dénoncera ce qui se trame contre les classes populaires et qui soutiendra leurs luttes, mais qui pèsera de manière négligeable au niveau des décisions qui seront prises.
Nous nous bornerons à vous dire notre opinion sur le sujet qui vous mobilise, et pour information, à vous résumer le sens du vote pour notre liste.
Sur votre site, vous posez la question : « Est-il réellement nécessaire que les crevettes danoises partent au Portugal pour être décortiquées avant de retourner dans les pays du Nord ? ou que les pommes de terre nerlandaises voyagent jusqu’en Italie pour revenir épluchées au Benelux ? » Bien évidemment nous ne le pensons pas. Nous n’avons rien contre les LGVLGVUne Ligne à Grande Vitesse est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse. en général, mais c’est à la population elle-même de décider ce qui représente un progrès socialement utile ou pas.
Dans cette société, tout est pensé et réalisé, en fonction de l’intérêt privé de quelques grandes banques et autres trusts. Et le projet que vous combattez en est l’illustration. Il procurerait aux bétonneurs d’une part et à ceux qui en gèreraient l’exploitation des bénéfices énormes. L’obstacle majeur à tout progrès, c’est la main mise des capitalistes sur la société. La propriété privée des grands moyens de production, voilà le mal absolu qui conduit à la recherche d’un profit maximum, le plus immédiat possible, et tant pis si cela se fait au détriment des populations, tant pis si cela entraîne de graves dérèglements, un gaspillage généralisé du travail humain et des ressources de la planète. On ne pourra pas faire l’économie d’abattre la dictature capitaliste.
De toute façon, tant en matière de protection de l’environnement qu’en ce qui concerne les préoccupations premières des travailleurs, comme le chômage, la précarité ou les bas revenus, le Conseil Régional n’a aucun pouvoir face aux vrais décideurs : ceux qui dirigent l’économie dans les conseils d’administration des grandes banques et des grandes entreprises.
Aujourd’hui, chez les politiciens de tout bord, il est de bon ton de se dire écologiste ou plus modestement ( !) de vouloir participer au sauvetage de la planète. Mais comment penser que ceux qui sont incapables de se soucier aujourd’hui des habitants de cette planète pourraient le faire dès lors qu’il s’agirait des générations futures.
Comment croire que ceux qui sont impuissants devant les responsables des licenciements chez Molex ou Freescale par exemple ... seront plus efficaces pour l’avenir de la planète menacé par les intérêts égoïstes des trusts capitalistes. Voilà pourquoi nous pensons que ces capitalistes, comme ceux qui défendent leurs intérêts ou les laissent faire, ne peuvent apporter rien de bon à la société, quels que soient les domaines de la vie sociale.
Mais tout cela n’est guère nouveau. Dans le Capital, paru en 1867, Marx analysait déjà les conséquences du capitalisme : « La production capitaliste ne développe la technique et la production qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillissent toute richesse : la terre et le travailleur. »
Nous sommes communistes et révolutionnaires, c’est à dire conscients que la planète ne sera sauvée que si on en finit avec la propriété privée et l’anarchie capitaliste qui massacrent les conditions de vie des hommes et la nature. Et ceux qui pourront l’abattre ce sont les exploités qui ont pour eux le nombre et leur rôle indispensable dans la production. Dans cette élection, c’est à eux que nous nous adressons, aux travailleurs. Et nous leur disons que le mieux qu’ils ont à faire est de crier leur révolte contre une organisation sociale qui laisse crever la seule classe productive de l’économie alors que le grand patronat, les actionnaires, les banquiers, les seuls responsables de la crise, en profitent pour s’enrichir plus encore qu’avant.
II n’y a pas de fatalité à subir, il n’y a qu’un rapport de forces aujourd’hui trop favorable à ceux qui dirigent la société. Mais les travailleurs peuvent se faire craindre. Cela ne se fera pas dans les urnes des élections régionales, pas plus que dans aucune autre élection. Aucune élection ne peut se substituer à l’explosion sociale que les vrais dirigeants de la société ont mérité mille fois.
Mais cette élection peut contribuer à la préparation de cette lutte en montrant qu’une fraction de l’électorat populaire, est consciente que les propriétaires et les actionnaires des entreprises et des banques sont trop irresponsables pour qu’on leur laisse la direction exclusive de l’économie. Le seul moyen d’empêcher une débâcle plus grave encore est de soumettre les entreprises au contrôle de la population. Et s’ils ne s’y soumettent pas, de les exproprier.
Ce sera le sens du vote pour les listes de Lutte Ouvrière.
Pour Sandra Torremocha et les candidats de Lutte Ouvrière JC SARAN
(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)
NDLR : Nous attendons la réponse des candidats de l’UMP
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres du bureau, Mesdames et Messieurs les adhérents de l’association ACTIVALACTIVALAssociation contre le Tunnel Inutile dans les Vallées d’Ailleurs et du Lavedan,
Bonjour à tous,
Par l’intermédiaire de notre blog PS-PRG-MRC des élections régionales en Hautes-Pyrénes « regionalesps65.over-blog.com », vous souhaitiez connaitre notre position sur le projet de Traversée Centrale des Pyrénées, projet de fret ferroviaire de grande capacité et à grande vitesse faisant partie du projet européen n°16 du RTET.
Aussi, je vous communique une réponse en 7 points :
1. Cette décision est un projet de gouvernement à gouvernement. Par ailleurs, ce thème a été à l’agenda des dernières rencontres entre N.Sarkosy et le premier ministre espagnol.
2. Un GEIEGEIEUn Groupement Européen d’Intérêt Economique est une entité juridique fondée sur le droit européen. C’est l’adaptation au cadre international européen du concept français de Groupement d’intérêt économique (GIE). Il a été institué par le Règlement CEE n° 2137/85 du Conseil du 25 juillet 1985. Son objectif est de faciliter la coopération transnationale entre entreprises., créé en Décembre 2009, est financé par les gouvernements pour mener une étude technique, sur la faisabilité technique. La réponse est attendue pour début 2013. DIX possibilités de passage sont analysées. C’est cette étude qui déterminera l’itinéraire techniquement le plus adapté. Ce choix pourra porter sur tout itinéraire hors du département ou sur l’un des deux itinéraires concernant les Hautes-Pyrénées identifiés par le GEIEGEIEUn Groupement Européen d’Intérêt Economique est une entité juridique fondée sur le droit européen. C’est l’adaptation au cadre international européen du concept français de Groupement d’intérêt économique (GIE). Il a été institué par le Règlement CEE n° 2137/85 du Conseil du 25 juillet 1985. Son objectif est de faciliter la coopération transnationale entre entreprises..
3. Concernant la TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées, à savoir un passage par la vallée des Gaves, le conseil général, à l’unanimité, a rejeté cette option.
4. Concernant la NTPNTPNouvelle Traversée de Pyrénées, à savoir un passage sous la vallée d’Aure, un consensus unanime du CR, des CG 31 et 65, des parlementaires, des maires dont ceux de Tarbes et de Toulouse s’est dégagé pour privilégier un tracé entre Hèches et Biésa ; cela à la condition que le tracé soit sans dommage pour l’environnement auquel les signataires tiennent autant que tout autre.
5. Le conseil régional et le conseil général ont demandé la réalisation d’études d’opportunités pour disposer d’éléments d’appréciation quand il s’agira de donner un point de vue définitif sur ce projet. Le planning de ce moment là appartient aux deux gouvernements et à l’Europe. Cette étude porte sur la détermination de l’intérêt économique, social et culturel d’un tel ouvrage, en plaçant la vision à analyser dans une projection à 25 /30 ans.
6. Ces deux études permettront aux conseils régional et général de pouvoir être des acteurs pertinents au moment des choix et d’influer sur une décision, qui relève au premier plan des gouvernements des états concernés.
7. Nous sommes bien dans une phase exploratoire, avec la détermination des élus de structurer le futur au meilleur profit des citoyens et de l’environnement.
Cordialement
Bernard PLANO

ACTIVALACTIVALAssociation contre le Tunnel Inutile dans les Vallées d’Ailleurs et du Lavedan s’est donnée pour objectif depuis sa création en 2002 :
d’informer et de sensibiliser les populations du massif pyrénéen sur la nature véritable du projet et ses enjeux,
de tenter de préserver les fragiles équilibres socio-économiques et environnementaux locaux menacés par ce projet,
de faire accepter comme préalable à toute discussion sur un éventuel tracé que soit réellement prouvée la pertinence d’une nouvelle traversée.
ACTIVALACTIVALAssociation contre le Tunnel Inutile dans les Vallées d’Ailleurs et du Lavedan a décidé d’initier un débat public, indispensable pour que les citoyens se fassent une idée sur l’opportunité actuelle d’un tel projet.
Ce débat prendra la forme d’un Forum sur le thème « Une TCPTCPTraversée Centrale des Pyrénées pour quoi faire ? », il se tiendra à la Salle des Fêtes de Lourdes les 26 et 27 Septembre 2009.