

Lors du sommet franco-espagnol du 10 janvier 2008, les Ministres des Transports ont officialisé le programme d’études préliminaires du « Nouvel axe ferroviaire à grande capacité transpyrénéen »
Ce calendrier d’études préliminaires annoncé par M. Borloo et Mme Magdalena Alvarez arrête les étapes essentielles du projet jusqu’au débat public à l’horizon 2012/2013.
Le calendrier des études sur des « grandes options de tracé » est annoncé comme suit :
Etudes préliminaires des fuseaux de tracés. Début en juin 2008 et finalisation en juin 2010.
Etudes d’évaluation environnementale (plusieurs phases). Début en juin 2009 et finalisation en juin 2013.
Etudes préalables pour la réalisation de consultations préalables en Espagne. Début en juin 2009 et finalisation en décembre 2011 pour mener à terme à partir de 2012/2013 les procédures de participation publique
Etudes préalables au débat en France. Début en juin 2009 et finalisation en décembre 2011, pour prendre en 2012/2013 une décision sur la mise du projet au débat public.
Consultez le texte intégral, 3 pages fort instructives :


Ce matin du XX° sommet franco-Espagnol, les commerces étaient fermés.
Tout le monde s’est retrouvé devant la sous-préfecture d’Argelès-Gaozost.







La Commission européenne a fait le 19 novembre dernier des propositions concernant le financement des grandes infrastructures de transports, pour la période 2007-2013, dans le cadre de la politique des réseaux trans-européens de transports (RTERTERéseaux Trans-Européens (de transports)).
Les propositions de la Commission ont été approuvées le 29 novembre par les états membres au comité financier.
Il s’agit, dans l’ensemble, d’une avancée importante. Les fonds européens ont été concentrés sur des grands projets à forte valeur ajoutée européenne, sur des infrastructures alternatives à la route, notamment ferroviaires et fluviales situées sur des grands axes européens.
Jean-Louis BORLOO, Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du développement et de l’aménagement durables et Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’Etat chargé des transports, se félicitent qu’à ce titre, des projets comme Lyon-Turin, le canal Seine-Nord ou la LGV Rhin-Rhône qui permettront de concilier la mobilité et le développement durable, bénéficient d’importants financements européens.
Pour certains projets, les financements sont à ce jour encore insuffisants. Il s’agit en particulier du contournement de Nîmes Montpellier et de la 2ème phase de LGV Est.
Enfin une enveloppe de 50 millions d’euros a été prévue pour achever le programme EGNOS. L’Europe devrait donc disposer début 2009 d’un programme EGNOS certifié et conforme aux exigences du transport aérien.

Communiqué de presse du Cabinet du secrétaire d’État chargé des Transports, du 29 novembre 2007.

Pour la première fois, la Commission Européenne (CE) dégage des financements pour des études sur le Projet Prioritaire n° 16.
De nombreux projets prioritaires sont retenus avec des niveaux de financement études-travaux variables, pour la période 2007-2013, avec priorité aux secteurs transfrontaliers.
Le Projet Prioritaire n°16 « ligne de fret ferroviaire Sines-Madrid-Paris » reçoit 5 millions d’€ pour les études : cela représente la moitié de la somme totale prévue.
10 millions d’€ vont donc être consacrés au tronçon transfrontalier qui nous intéresse tant.
Notre crainte : qu’une traversée CENTRALE soit privilégiée avant même que des études sur l’ensemble de la chaîne n’aient justifié ce choix.

Dans ce discours, le Vice-président chargé de transports explique comment il a élaboré la liste des projets sélectionnnés.

Point presse de François Fillon
Le Premier Ministre insiste sur la détermination de l’Etat français à faire, comme l’Espagne, du franchissement des Pyrénées une priorité :
Je voudrais vous dire quelques mots des conversations que nous avons eues avec le président Zapatero. Nous avons évoqué certains sujets économiques européens, notamment la manière dont l’Eurogroupe peut renforcer la cohérence d’une politique économique européenne axée sur la croissance et sur l’emploi. (...) Nous avons abordé, bien entendu, les sujets plus directement bilatéraux, au premier rang desquels celui des interconnexions. C’est un sujet qui est extrêmement sensible pour le gouvernement espagnol, mais qui correspond totalement aux priorités du Gouvernement français. J’ai redit à José Luis Zapatero la volonté française, déjà exprimée par le président de la République ici, le 31 mai, de résoudre ce problème. Et donc, il ne doit y avoir aucun doute sur la détermination de mon gouvernement à cet égard. Nous allons employer les quelques mois qui nous séparent du sommet franco-espagnol de décembre pour résoudre toutes les questions techniques qui se posent. Choisir les meilleures solutions techniques, choisir les meilleures solutions de financement, pour pouvoir décider, lors du sommet franco-espagnol, de la mise en œuvre des travaux, tant pour les liaisons ferroviaires - pour lesquelles, d’ailleurs, nous avons déjà fait les demandes de financement à l’Union européenne - que pour les liaisons en matière énergétique.

A l’issue de leur entretien à Madrid hier jeudi 31 mai, Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero, chef du gouvernement espagnol, ont affirmé leur volonté de trouver une solution de connexion ferroviaire par les Pyrénées centrales. Cette traversée, qui revient régulièrement sur le devant de la scène, est très controversée. Au point que l’Union européenne avait décidé en juin 2002 de ne pas l’inclure dans ses projets prioritaires. En juillet 2003, Gilles de Robien, alors ministre des transports, avait indiqué vouloir se concentrer sur la réalisation de la liaison Perpignan Figueras dont les travaux sont aujourd’hui en cours. Mais la situation actuelle du fret, à la limite de la rupture, oblige à rouvrir le dossier. « Une connexion ferroviaire par les Pyrénées centrales permettra le transport du fret et soulagera des pressions qui existent à l’heure actuelle. C’est un projet indispensable pour l’Espagne » a indiqué le chef du gouvernement espagnol. Message reçu côté français, le président Sarkozy se livrant à un véritable plaidoyer en faveur du ferroutage et des autoroutes de la mer. « L’Espagne connaît une croissance forte depuis de nombreuses années. Tant mieux, profitons-en. Ce n’est pas la peine de dire que la France a dans ses atouts une situation géographique centrale pour considérer que les Pyrénées doivent rester une barrière infranchissable. » Les deux hommes ont donc promis de faire de la traversée centrale des Pyrénées un des sujets majeurs du prochain sommet franco-espagnol en France, à l’automne prochain.
Julien Beideler